Il est lui-même intéressé par l'écriture et la musique, et on lui attribue deux poèmes qui nous sont parvenus. Ces territoires, pour lesquels il avait prêté allégeance à Philippe, constituaient la plus grande partie de son héritage Plantagenêt. Ils s'engagent à défendre les territoires l'un de l'autre pendant qu'ils seront à la croisade[F 5]. Ce château est le symbole de la résistance des Vicomtes de Limoges face aux Plantagenêt. Elle fonde en 1229 l'abbaye cistercienne de l'Epau au Mans où elle est enterrée. Ainsi, le siège de Châlus par Richard Cœur de Lion a-t-il fourni à Walter Scott dans Ivanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf. Dès lors, rien d'étonnant à ce que, un jour, Richard pût se tenir à portée de ce rocher, soit que la tente du médecin de Mercadier ou sa propre tente en fut proche, qu'il tint conseil en s'asseyant ou montant dessus ou que le campement fut organisé à proximité. Par le traité de paix signé le 30 septembre 1174 à Montlouis entre Tours et Amboise, le roi Henri II renouvela à Louis VII la promesse du mariage entre Adèle et son fils Richard, mais il ne s'y tint pas, et en 1177, le pape Alexandre III intervint pour le sommer, sous peine d'excommunication, de procéder au mariage convenu. Simple fait divers, la mort de Richard Cœur de Lion est, à l'échelle de la construction des territoires européens, un événement majeur, qui conduit à la fin de l'empire Plantagenêt et à la naissance de la notion de nation portée par les rois de France. Il est ainsi dénommé pour le différencier de son père, puisqu’il ne règne pas encore. La bataille de Jaffa s'engage. En 1188, à l’âge de 31 ans, il se révolte contre son père et, pour que son entreprise réussisse, s’allie avec l’ennemi principal des Plantagenêt, Philippe Auguste, le roi de France. L'embaumement du cœur a été réalisé par des substances classiques (mercure, créosote) mais aussi par des aromates et épices réservés à l'élite, la myrrhe et surtout l'encens, source de ce que l'on appelle l'odeur de sainteté. Pendant son règne, qui dure dix ans, il ne séjournera que quelques mois dans le royaume d’Angleterre et n'apprendra jamais l'anglais[F 2]. En dehors des ouvrages purement historiques, la mort de Richard Cœur de Lion est un thème récurrent que l'on retrouve dans la plupart des romans qui font référence à la vie du roi-chevalier. Il y reste jusqu’en mars 1191, quand Tancrède accepte finalement un traité. Peu après son accession au trône en 1189, il décide de se joindre à la troisième croisade, inspirée par la perte de Jérusalem, prise par Saladin. La sœur de Richard, Jeanne, l’a suivi depuis la Sicile et assiste à la cérémonie. Henri renouvela sa promesse en décembre 1183 puis à l'époque du Carême de 1186, mais ne tint toujours pas sa promesse. Elle l'atteste elle-même dans une charte de donation rédigée en faveur du monastère de Turpenay : « […] Sachez que nous avons assisté à la mort de notre fils le roi, qui mit en nous (après le Seigneur) toute sa confiance pour que nous pourvoyions à son salut, par ce moyen et par d'autres en notre pouvoir, selon notre sollicitude maternelle[N 4]. Ils se voient très rarement, et ce mariage est avant tout un mariage de convenance[B 5]. Elle n'a donc pas les moyens de défendre les autres ouvrages et, face aux hommes de Mercadier, elle se réfugie dans le donjon. L’amitié entre Philippe Auguste et Richard, qui se connaissaient depuis l'enfance, a parfois été assimilée à une relation homosexuelle, notamment par l'historien britannique John Harvey, en 1948[B 1]. Le chroniqueur contemporain Benoît de Peterborough accuse aussi Richard de viols sur des femmes du peuple[B 4]. Les historiens s'accordent sur le nom de Pierre Basile. Le roi de France a les mêmes craintes vis-à-vis de son rival anglais, aussi les deux rois partent ensemble pour la Palestine[F 4]. En son temps, il est considéré comme un héros, et souvent décrit comme tel dans la littérature. roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers, comte du Maine et comte d’Anjou, mécène de troubadours et poètes. Il est possible, mais non attesté, qu'il ait conservé ses armes de Poitiers en ajoutant une couronne pour marquer son accession au trône, puis qu'il ait cédé ces armes au royaume de Chypre qu'il créa et vendit à Guy de Lusignan. Henri II a peur que cette guerre entre ses trois fils ne conduise à la destruction de son royaume, et il lance son armée à son aide. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le « Limousin anonyme » mentionné par Hercule Géraud est désormais identifié : il s'agit de Bertrand Ithier[6]. Revue du syndicat d'initiatives de Châlus, 1re moitié du XXe siècle. Comte de Poitiers de 1168 à 1189, Richard porte le blason de sa mère, Aliénor d'Aquitaine : « d'argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or ». Cela rend aux yeux de l’Église le mariage avec Richard techniquement impossible. Déjà dotés de fiefs par leur père, ils espèrent le remplacer effectivement au pouvoir, poussés en cela par leur mère. De 1189 à 1198, comme roi d'Angleterre, il adopte les armes figurant ci-contre : « de gueules aux deux lions affrontés d'or ». Richard Cœur de Lion n'est pas seulement un personnage d'Assassin's Creed. Pour Burgwinkle, un viol n'est pas l'indication d'un désir sexuel pour les femmes, mais un désir de contrôle, et dans le cas de Richard, certainement un contrôle politique[B 4]. le Cœur de Lion d'Eriamel et Pierre Ligier, édition Assor Hist & Bd, 2015 restitue tout ce parcours avec citations des textes de Guillaume le Breton, Raoul de Coggeshall, Roger de Hoveden, Rigord, Guillaume de Newburgh, Raoul de Dicet. Cette version est contredite par les recherches historiques : Bertrand de Gourdon participe en 1209 à la croisade contre les Albigeois[4] et au siège de Toulouse en 1218, rend un hommage-lige à Louis VIII en 1226 et à saint Louis en 1227. Les quelques catholiques romains de l’île se joignent à Richard, ainsi que ses nobles, révoltés par les sept années du joug tyrannique d’Isaac. Pour ce qui est de Nontron, la méprise vient, à l'origine, du récit de Gervais de Cantorbéry, qui place, à tort[11] la mort du roi dans cette ville, tout en en attribuant le mérite à un certain Jean Sabraz. Mais il renonce finalement au siège, sous l'insistance notamment des barons syriens : la saison était mauvaise et ces derniers savaient qu'ils ne pourraient tenir Jérusalem une fois tous les croisés repartis. Les Anglais l’appellent Richard I, les Français Richard Cœur de Lion, dans les régions occitanes, il est surnommé Oc e Non (« Oui et non » à cause de son supposé laconisme)[F 3],[3], et les Sarrasins, Melek-Ric ou Malek al-Inkitar (roi d'Angleterre)[4]. Bien qu'étant par sa naissance un hommes du Nord, Richard Coeur de Lion doit être compté parmi les troubadours.Seigneur feudataire du Poitou et de l'Anjou, il avait eu dans sa jeunesse de fréquents rapports avec les poètes provençaux; devenu roi d'Angleterre, il les attira à sa cour et continua de goûter leurs chants harmonieux. Richard l’a en effet publiquement insulté durant la croisade. En janvier 1169, il est fiancé à Adèle de France (fille du roi des Francs Louis VII le Jeune)[6]. C'est dire si ce maillon important dans l'histoire de l'opéra en France était une machine à succès bien huilée. Après avoir été défait à Kolossi (à l'ouest de Limassol), Isaac réorganise sa défense à Trémithoussia, sur la route menant à la capitale Nicosie, où se livre une bataille décisive le 21 mai 1191. Cette partition du corps (dilaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements) avec des sépultures multiples est une pratique initiée au milieu du XIe siècle par les chevaliers et souverains du Royaume d'Angleterre et du Saint-Empire romain germanique morts en croisade ou loin de leur lieu de sépulture choisi[25]. - Une citation de Richard Coeur de Lion. Après cette exécution qui va renforcer le jihad et rendre entre autres les futures négociations très difficiles (notamment pour la restitution de Jérusalem), Richard part conquérir le littoral avec Robert de Sablé et ses Templiers, mais il reste le seul chef de toute l'armée franco-anglaise (le roi de France est parti avec sa propre maison, laissant toutes ses troupes sous la houlette du duc de Bourgogne). Fils d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt, Richard (1157-1199) fut roi d'Angleterre de 1189 à 1199. Comme les autres enfants légitimes d’Henri II Plantagenêt, Richard montre peu de respect pour son père et manque de clairvoyance à long terme ainsi que du sens des responsabilités. L'attitude hostile du prince Isaac Doukas Comnène, qui régnait sur Chypre après s'être détaché de l'empire byzantin en 1184, provoque, le 6 mai 1191, le débarquement de la flotte de Richard dans le port de Lemesos (aujourd'hui Limassol). Guillaume le Breton, dans son épique Philippine, nomme « Guy » l'arbalétrier confiant au destin son trait vengeur. Les croisés ne tombent néanmoins pas dans le piège de la poursuite et restent solidement groupés. Le 20 mars 1194, Richard débarque au port de Sandwich et retrouve l'Angleterre[14], où il reçoit un bon accueil. Afin de se protéger du tir, Richard, qui ne porte que son casque, se penche vers son écuyer pour s'abriter derrière son écu mais le carreau d'arbalète vient se ficher dans le haut de son épaule gauche, à la base de son cou. Richard naît probablement au palais de Beaumont en Angleterre[G 1]. Roger de Hoveden accuse le chevalier du Quercy Bertrand de Gourdon, mais Mathieu Paris et Raoul de Dicet évoquent un petit noble local Pierre Basile, à moins que ce ne soit Jean Sabroz ou Dudo[22],[23],[24]. L'impact du trait d'arbalète de Pierre Basile s'apprécie d'un coup d'œil avec les cartes du Royaume capétien avant et après le roi Richard. Cette hypothèse, qu'aucune des onze sources médiévales connues n'évoque, jugée par les historiens «  si fantaisiste après une étude approfondie »[8] ne repose sur rien, « sinon une confusion qui ne mérite guère examen »[9]. A-t-il cependant osé aller contre la volonté de Richard ? Souhaitant punir l'évêque de Limoges et mater les barons limousins qui l'avaient trahi durant la croisade et sa captivité, les routiers de Mercadier, fidèle lieutenant de Richard, assiégèrent de nombreuses places fortes du pays (Piégut, Nontron, Noailles, Hautefort, etc. Mais un hospitalier et un chevalier anglais chargent pour la gloire, entraînant avec eux quelques autres chevaliers. Si l'hypothèse de Nontron avait au moins pour elle la chronique de Gervais, que dire des autres cités qui, épisodiquement, au cours du XIXe siècle, se sont positionnées comme « lieu possible de la mort de Richard » ? Le carreau est retiré mais la gangrène s'installe. Il tente de s'entendre avec le Grec pour le ravitaillement d'Acre, mais devant la perfidie de ce dernier (Isaac était en fait dans l'équipe de Saladin), Richard entreprend la conquête de l'île. Le 26 mars 1199[N 3], il applaudit le chevalier Basile qui se tient tout en haut du donjon et qui, à l'aide d'une poêle, écarte les flèches qui lui sont adressées. Guillaume de Mandeville, qui meurt rapidement, est remplacé par Guillaume Longchamp. Figure emblématique du Moyen-âge, le roi Richard Cœur de Lion est mort en 1199, à 41 ans, des suites d'une blessure à l'épaule par un carreau d'arbalète. Entre Haute-Vienne, Dordogne et Corrèze, l’itinéraire Richard-Cœur-de-Lion sillonne les marges limousines, charentaises et périgourdines. Quant à Guillaume Le Breton, qui utilise le récit de Rigord, il est le chapelain de Philippe-Auguste. Jean Flori dans son Richard Cœur de Lion réalise la synthèse des travaux et recherches antérieures. Il s'agit des chroniques de Rigord, moine à l’abbaye royale de Saint-Denis, de Guillaume le Breton (chapelain de Philippe-Auguste), de Roger de Hoveden (décédé en 1201), de Raoul de Coggeshall, (moine cistercien de Coggesthall en Essex), de Raoul de Diceto, (ou Ralph de Dicé, chronique rédigée avant 1202), de Guillaume Le Maréchal (Histoire rédigée vers 1220, d’après ses propres souvenirs), de Roger de Wendover (rédaction vers 1230, d’après des chroniques antérieures), de Gervais de Cantorbéry, d'Adam d’Eynsham et de Bernard Ithier (sous-bibliothécaire en 1189, puis bibliothécaire en 1204 de l’abbaye Saint-Martial de Limoges). Raisons de la venue de Richard Cœur de Lion, « le seul qui ait pour lui l'autorité de plus d'un témoignage ; il en a réunis trois : Mathieu Paris, Raoul de Dicé (de Diceto) et un Limousin anonyme, auteur d'une addition à la chronique de Geoffroy de Vigeois, « Alors qu'il était malade (blessé), il (Richard) avait donné l'ordre à ses troupes d'assiéger (…) Nontron, ainsi qu'une autre place forte nommée Montagut (Piégut), ce qu'ils firent. Le 23 mars 1199, Richard assiège le château de Châlus-Chabrol[21], possession du vicomte Adémar V de Limoges, dit Boson. Considéré comme l'un des chroniqueurs les plus fiables, il cite Pierre Basile comme l'auteur du trait d'arbalète qui blessa mortellement le roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine[7]. Jouant la carte des « provinces pittoresques » et de l'exceptionnel, les éditeurs de cartes postales du début du siècle n'hésitaient cependant pas à aller encore plus loin dans l'invraisemblable en présentant ce rocher comme étant le lieu où Richard Cœur de Lion était enterré ! Les historiens professionnels auront beaucoup de mal à faire le tri et c'est ainsi que de multiples légendes vont voir le jour et se retrouvent, aujourd'hui encore, dans de nombreuses publications. Richard Cœur de Lion ne peut pas juger l’efficacité de sa forteresse. Richard Coer de Lyon is a Middle English romance which gives a fictionalised account of the life of Richard I, King of England, concentrating on his crusading exploits.It influenced Shakespeare's King John and Walter Scott's The Talisman.