« Cuisine du Haut Nkam LE CHOIX DE LA LANGUE BAMILÉKÉBAFOUSSAM Il convient de rappeler l’histoire afin de faire comprendre que le bamiléké-bafoussam et le bamoun sont les deux premières langues bamiléké qui sont nées des cendres de la « langue bamiléké » au lendemain du départ du peuple en question du pays tikar. 1 On comprendra pourquoi en lisant, ci-dessous, la section sur le « Le choix de la langue bafoussam ». L'ouvrage décrit la langue, donne des éléments de conversation courante et présente les faits les plus importants de la culture. Parlons azerbaidjanais, Kamal ABDOULLA, Michel MALHERBE. 1995. Avec le temps, il a continué à croire en un seul Dieu, un Dieu pouvant s’incarner en toute chose. Reste que le bamiléké-bafoussam est loin d’être un patois. Envois vers le monde entier. Comité de langue feʼefeʼe. 10 LE CAMEROUN Quelques repères géographiques et historiques Géographie et population La République du Cameroun, pays d’Afrique centrale situé légèrement au-dessus de l’équateur, dans le golfe de Guinée, est délimité à l’Ouest par le Nigéria, à l’Est par la République Centrafricaine, au nord par le Tchad et au sud par la Guinée équatoriale, le Gabon et la République populaire du Congo. Association Nationale des Comités de Langues Camerounaises. Parlons kihunde, Jean-B. erL’indépendance du pays intervient le 1 janvier 1960 après d’âpres luttes pour la libération menées aussi bien diplomatiquement – cf. 6 Lire Dieudonné Toukam, Histoire et anthropologie du peuple bamiléké, à paraître chez L’harmattan. Pis pour la langue fuss ǝp qui, jusqu’ici, n’a pas de graphie et demeure prisonnier de l’oralité. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur. D’où la pertinence de la teinte péjorative du concept de dialecte, tel que relevé par J. Parlons grec moderne, Cyril ASLANOV, 2008. Dans ce contexte, on ne saurait parler, dans le pire des cas, d’un sousgroupe linguistique, d’une plateforme d’étude phonétique, comme le gham’a-lah [ou ghomala’], l’aka’a, qui se fonde sur le bamiléké-bafoussam dans le grand département de la Mifi, au Cameroun. 15 PREMIÈRE PARTIE DESCRIPTION DE LA LANGUE I – LA QUESTION DE FOND eDans la première moitié du XV siècle, un certain Wandze e(alias « Silah »), probablement le 3 successeur du fondateur de la dynastie bafoussam, posa un acte qui reste encore louable aujourd’hui : il réunit les notables de sa cour pour leur demander ce qu’il fallait faire pour que le peuple Bafoussam « survive à jamais et demeure lui-même » (entendez : qu’il évolue en gardant toute sa culture). C’est presque la même chose dans les deux villages. Certes, la nuance est souvent négligeable (dans le cas du bafoussam et du baleng). Findings and Problems. Il s’agit de Bafoussam ; la ville éponyme en est le centre. II. Depuis les vents du pluralisme politique de 1990, avec à la clé la naissance du plus important parti politique d’opposition (le Social Democratic Front), contrepoids du RDPC – qui est le transfuge de l’UNC des années 1950 à 1980 –, le Cameroun est passé à l’ère de la « démocratie », comme toute l’Afrique d’ailleurs. Harmattan. Ce principe, s’applique dans la langue Bamileke, ou la majorité des mots de la langue est comme ce mot Anglais “Water”, chaque famille et groupe Bamiléké le prononcent à sa façon. les incessantes visites des leaders de la Résistance au siège des Nations Unies − que militairement. Vezo Madagascar ou Veso ou Vezu . De nos jours, il n’existe pas une seule langue bamiléké (mais des langues bamiléké), mais une langue bamiléké unique (une sorte de « proto-bamiléké ») a existé. Un patois ? Cameroun : qui sont les redoutables Danbangas ? Le bamiléké-bafoussam reste aujourd'hui la langue principale de la grande division Mifi, Ouest Cameroun, alors que le medumba, par exemple, melting pot dialectal des variantes bamilékées du département du Ndé, fait l'unanimité en matière d'unicité linguistique [réf. Cette comparaison peut être multipliée avec d’autres villages, en particulier de l’Ouest et Nord-ouest du pays. 3On peut arguer avec Alain Finkielkraut que, dans le règne animal, tous les individus d’une même espèce sont pareils, que les chats sont égaux, les vaches aussi, etc. Après le bamoun, il était temps que le bafoussam s’offre une graphie et une grammaire harmonisée. À ma fille Fabiola, À mes adorables neveux et nièces, ainsi qu’à tous les jeunes désireux de s’investir dans leur langue maternelle. Il est donc administré, de deux manières différentes, par la France – qui occupe la partie orientale – et la Grande-Bretagne – qui administre le Cameroun occidental. C’est à cette question, ô combien d’actualité, à laquelle les Bafoussam d’il y a cinq siècles tentaient déjà de répondre. 19 que sa pérennisation devient un impératif catégorique, à moins que le village concerné n’ait rien à offrir et reste voué aux gémonies, par l’incurie affichée face aux ravages du tandem aliénation-assimilation. oai:sil.org:33372; Mbʉa cap mfʉʼna pǝpeʼ. Langues et classifications. Varamas Gabon ou Voungou . Les noms sont en anglais : abar, afade, aghem, akoose, akum, ambele, arabe shuwa, atong, awing, baba, babanki, bafanji, bafaw-balong, bafia, bafut, baka, bakaka, bakoko, bakole, baldemu, balo, bamali, bambalang, bambili-bambui, bamenyam, bamukumbit, bamun, bamunka, bana, bangandu, bangolan, bankon, barombi, basaa, bassossi, bata, batanga, bati, beba, bebe, bebele, bebil, beezen, befang, bekwil, beti, bikya, bishuo, bitare, bokyi, bomwali, bonkeng, bubia, buduma, bulu, bum, bung, busam, busuu, buwal, byep, caka, cung, cuvok, daba, dama, dek, denya, dii, dimbong, doyayo, duala, dugun, dugwor, duupa, dzodinka, ejagham, elip, eman, english, esimbi, eton, evant, ewondo, fali north, fali south, fang, fang, fe'fe', français, fulfulde adamawa, fulfulde kano-katsina-bororro, gavar, gbaya northwest, gbaya southwest, ghomala', gidar, gimme, gimnime, giziga north, giziga south, glavda, gude, gvoko, gyele, hausa, hdi, hijuk, hya, iceve-maci, ipulo, isu, isu, iyive, jimi, jina, jukun takum, kako, kamkam, kanuri central, karang, kare, kemezung, kendem, 25. Le Négus de l’identité culturelle du peuple bafoussam, c’est bien sa langue. Il faut d’ailleurs se garder d’employer ce terme qui est, à l’évidence, péjoratif, et qui est défini comme étant « un parler propre à une région limitée, à l’intérieur d’un dialecte. Le Bafoussam dira : « Tsapo Sîh » (Seigneur Dieu), sans autre idée que celle d’un seul être transcendental. Lorsque l’on dit que les langues Bamiléké sont tellement différentes que souvent certains parlent sans se comprendre en fait, c’est qu’ils ne savent pas aussi bien parler cette langue qu’ils le pensent. TADADJEU, Maurice and SADEMBOUO, Etienne (éds.). Fe'fe' or Fe'efe'e, also known as Nufi or Bafang, is a Bamileke language spoken in Cameroon, around the town of Bafang. Soit ! Installés dans la plaine tikar vers l’an 1150, les Bamiléké se désorganisèrent à la mort de leur dernier chef, sa majesté Ndéh, erainsi que du départ des princes Yendé (futur Yendé I ), et, plus tard, de Ncharé. D’où l’unicité de la langue Bamiléké contrairement à ce que plusieurs pensent. Pourtant, il faut compter aussi avec la psychologie de la langue, reflet du psychisme profond de celui qui la parle en tant que langue maternelle. Ces homonymes sont majoritaires et prouvent que nous parlons une seule langue. The Bamileke are a Grassfields people. Imaginez-vous alors un village dont les natifs, en particulier les jeunes, ne comprennent, ni ne parlent la langue du terroir. Vous avez désormais accès à des centaines de milliers Cest ainsi qu’au-delà des rites proprement religieux, il en existe pour les jumeaux, pour le veuvage, il en existe dans le cadre de l’initiation aux pratiques adultes, etc. Comité de langue NUFI (translator). Les classifications de Glottolog [1] et d'Ethnologue [2] identifient 10 ou 11 groupes de dialectes bamiléké différents : . The Bamileke are regrouped under several groups, each under the guidance of a chief or fon. Ceux de Bafoussam, pour leur part, sont reconnus comme les ancêtres les plus proches de la plupart des Bamiléké er(depuis Yendé I , fondateur du premier groupement) et, à cet égard, ceux-ci leur attachent la même importance que ercelle accordée au pays tikar. Vamé Cameroun ou Vamé-Mbrémé . À cet égard, nombre de linguistes et d’historiens ont jusqu’ici, pour leur part, qualifié la famille linguistique bamiléké par l’épithète « semi-bantoue ». Nous avons récapitulé un très grand nombre de mots qui sont des homonymes dans différentes langues. N'oubliez pas de télécharger notre application pour lire "Dieudonné Toukam est né à Bafoussam (Cameroun) en1972. Et si langue bafoussam venait à disparaître, cela signifierait qu’une autre langue, le bandjoun par exemple, occuperait sa place et amènerait avec elle à Bafoussam la culture du village bandjoun (c’est-à-dire, ce qui lui est propre). Peter Mafany Musonge : “Nous avons trouvé des populations de…, Oumarou Sanda Aboubakar : « Le secteur du tourisme reste le…, Cameroun : Le Lamidat de Ngaoundéré, une forte dynastie Africaine, 35 idées pour partir en week-end au Cameroun, Cameroun : Lolodorf, le visage du Kamerun profond, Immeuble de la mort : 25 ans après l’Immeuble Ministériel N°1 du Cameroun, Adamaoua : La chasse à l’impôt des éleveurs est ouverte, Covid-19: nouvelles dates des examens officiels au Cameroun, La version anglaise de l’hymne national du Cameroun est mal traduite. Les Bafoussam font partie de l’ethnie bamiléké, qui occupe le grand Ouest du pays (les Grassfields). Histoire Le Cameroun fut baptisé en 1472 par des explorateurs portugais, qui s’étonnèrent de la présence de nombreuses crevettes dans l’estuaire du Wouri qu’ils nommèrent Rio dos 2Camarões (rivière de crevettes ). Le bamiléké-bafoussam, base deslangues bamiléké actuelles, est la variante parlée principalement àBafoussam. Le bamiléké-bafoussam, base des langues bamiléké actuelles, est la variante parlée principalement à Bafoussam au Cameroun. - Le bamiléké-bafoussam, base des langues bamiléké actuelles, est la variante parlée principalement à Bafoussam au Cameroun. Traduction de mots en langue bamiléké - forum Cameroun - Besoin d'infos sur Cameroun ? C'est le plus grand groupe ethnique du pays1. Parlons bamiléké. Nam sodales mi vitae dolor ullamcorper et vulputate enim accumsan.Morbi orci magna, tincidunt vitae molestie nec, molestie at mi. On se souviendra encore longtemps du lourd tribut qu’en paya le peuple bamiléké : plusieurs dizaines de milliers de morts et disparus. Mais il y a aussi des synonymes dans cette seule et unique langue Bamiléké, comme en français, en anglais, dont la présence ne fait pas que l’on soit entrain de parler plusieurs langues. Au plan urbain, c’est la troisième agglomération du Cameroun. Les Occidentaux et tous ceux qui disent que les Bamiléké parlent plusieurs langues se sont trompés, même certains fils Bamiléké qui disent que ces peuples parlent plusieurs langues se trompent. (p. 3). PARLONS BAMILÉKÉ Dieudonné TOUKAMLangue et culture de Bafoussam"Les langues bamiléké constituent une famille de languesissues de l'unique langue bamiléké parlée par le peuple du mêmeenom depuis leur départ de la vallée du Nil au IX siècle de notre PARLONS BAMILÉKÉère jusqu'à leur établissement dans la plaine tikar entre cette dateeet le XIV siècle.Du bamiléké originel naîtront le bamiléké-bafoussam (encoreappelé le bafoussam) et le bamoun. Les principaux groupes ethniques sont, selon les chiffres de 1998, les Fangs/Bétis (19,6 % de la population du pays), les Bamiléké et Bamoun (18,5 %), les Douala, les Loumdous et les Bassas (14,7 %), les Peuls (9,6 %), les Tikar (7,4 %), les Mandaras (5,7 %), les Makas (4,9 %), les Chambas (2,4 %), les Mbum (1,3 %) et les Haoussas (1,2 %). La plupart des autres groupements bamiléké – hormis les 9Bamoun, et les Bangou (naîtront du groupement Bafoussam . Yemba is a Bamiléké language from the Grassfields group, spoken by over 300 000 people in the Western Province of Cameroon. Si vous avez à faire à des personnes qui s’expriment mieux en langue en face de ceux qui ne le savent pas qui croyez vous que l’on comprendra dans la communauté? Sur fond d’attentats à la bombe, de violences sporadiques et de mesures répressives de l’Etat, la crise qui touche les régions anglophones du Cameroun est entrée dans une phase nouvelle, plus violente. Non ! Association Nationale des Comités de Langues Camerounaises. Parlons zarma, Sandra BORNAND, 2006. Ministère de la Recherche Scientifique et Technique and Société Internationale de Linguistique. Ghomala (langue) Medumba (langue) Ngiemboon (langue) Yémba (langue) Termes reliés (3) Chansons bamiléké . A travers la langue Bamiléké, l’égyptien antique a survécu au fil des siècles, contrairement à toutes les autres langues humaines et a gardé et conservé son sens et ses racines profondes. Les Bamiléké se reconnaissent également ancêtres de nombre d’ethnies voisines, en particulier plusieurs du Nord-Ouest et d’une partie du Sud-Ouest. Lovaina, 1950. Contes bamiléké. Parlons tuva/uan, Michel MALHERBE, 2005. Over 3000 Yemba words and expressions are available in our database for translation to French. Le bamiléké-bafoussam, à l’instar de la plupart de ses autres variantes de l’Ouest Cameroun, demeure prisonnière de l’oralité, sans système d’écriture. Bamileke. Avec la maîtrise de l’une des langues, on comprend bien vite le lien entre toutes. Il publie bientôt un essaisocio-ethnographique intitulé Peuples bamiléké et bafoussam. 13 LES BAMILÉKÉ ET LES BAFOUSSAM Les Bamiléké sont le peuple autochtone de l’Ouest Cameroun. En effet, l’Union des populations du Cameroun (UPC) et son Armée de Libération durent combattre les Français, notamment, pour arracher la liberté du peuple camerounais. The orthography was reformed in 1932, and again in 1979 when a common alphabet for the languages of Cameroon, (Alphabet Général des Langues Cameroun-aises - General Alphabet of Cameroon Languages), was created. Objectif: Offrir aux enseignants de Langues Africaines un outil permettant une informatisation rapide et modulaire de leur enseignement, pour mettre à la disposition des apprenants parlant déjà une "Langue dite De Base" un autre outil convivial d’apprentissage d’une autre "Langue dite Nouvelle". Des lexiques, qui englobent divers domaines, complètent ces informations et légitiment les particularités orthographiques et lexicographiques de la langue. Nulla nulla lorem, suscipit in posuere in, interdum non magna. Recherches bibliographiques sur demande. On n’est pas loin de deux réalités jumelles ! Bamoun; Fe’efe’e (Nufi) Ghomala’ Medumba; Yemba; Beti. INTRODUCTION Le bamiléké-bafoussam (ou le fuss ǝp) est la langue que parle le peuple du même nom, à l’Ouest du Cameroun. Parlons kuna, Michel MALHERBE, 2006. Mais c'est la profondeur de l'étude grammaticale et phonétique qui constitue toute la valeur ajoutée de ce livre. On sait que les Bamiléké constituent une civilisation, les villages se réduisant, pour l’essentiel, à la résultante de quelques différences. Ut convallis euismod dolor nec pretium. Tous les livres neufs et anciens sur l'Afrique subsaharienne, le Sahara, Madagascar et l'Océan indien. Bazu redirects here. Véré, Verre ou Duru-Verre Cameroun, Nigeria . Est-elle une langue maternelle, un dialecte ou un patois ? Les Bamilékés sont un peuple d'Afrique centrale, vivant au Cameroun et représentant la majorité de la population dans la région de l'Ouest) au Grassland, une vaste région de savane des hauts plateaux volcaniques à cheval entre cette dernière et la région du Nord-Ouest. cit. Nunc ut tristique massa. U. Weinreich, Languages in Contact. Parlons/ü, Tai Luc NGUYEN, 2008. On suppose aussi qu’au cours de leur migration à travers la Nubie et la région soudanaise, les bamiléké ont vu leur langue subir une influence bantoue et, surtout, soudanaise. Il est par conséquent normal que le bamiléké-bafoussam, encore appelé le bamiléké, soit une référence, tout au moins, en matière de recherche. La très grande diversité ethnique du Cameroun lui vaut une myriade de langues parmi lesquelles le bamoun, le bassa, , le fufuldé, le douala, l’ewondo, le bulu, le bakweri, le bamiléké et ses sous-ensembles [gham’a lah, nufi, yemba, medumba, ngomba’a…], eux-mêmes constitués d’une multitude de variantes dialectales [bafoussam, bansoa, bafou, bana, baleng, batcham, bangang, bazou, bandja, bandenkop, bamougoum, bamendjou, batoufam, batié, bandjoun, bangoulap, etc. 23 l’autre côté, Yendé avait fondé le groupement Bafoussam eplusieurs années auparavant (vers le milieu du XIV siècle). L'ouvrage décrit la langue, donne des éléments de conversation courante et présente les faits les plus importants de la culture. 20 Reconnaissons d’emblée que le bamiléké-bafoussam est une langue telle que définie par des auteurs comme F. de Saussure, Gardiner, Greimas ou J. Roca-Pons, entre plusieurs autres : ensemble de signes (graphiques ou non) constituant un système de forme et de sens et servant de véhicule de communication. Au lendemain de la création de l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1945, consécutivement à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), le Cameroun – qui avait participé à la guerre aux côtés des Alliés – fut maintenu sous tutelle de l’ONU et administré par les mêmes « pseudocolonisateurs ».